Prise de son : d’une voix claire au son saisissant

Une production vidéo a comme particularité intrinsèque de lier les sens pour transmettre un message : la vue, mais aussi l’ouïe – l’un à l’autre indissociable – sont sollicitées par un enchainement complexe d’informations visuelles et auditives. Outre les images, le son est donc un élément à part entière de la production. À chaque situation, un son peut faire la différence : le bruit d’une vague, les applaudissements d’une foule, le dérapage d’un pneu au sol, l’écoulement d’une rivière, le cliquetis d’un trousseau  de clés, l’ouverture d’une porte…

 

 

S’il suffisait de laisser s’exprimer le son capté par le boitier, la tâche serait aisée. Mais un véhicule de passage, un spectateur très (trop?) expressif, un speaker en verve, un avion dans le ciel… Les éléments perturbateurs sont nombreux pour le matériel conventionnel. À mon boitier DSLR s’ajouent donc des micros aux directivités spécialement retenues pour capter le son, quitte à doubler la prise de son.

 


 

Une attention toute particulière est ainsi apportée à la captation de la voix lors d’interviews face caméra. Muni d’un micro cravate dissimulé sous ses vêtements, mon interlocuteur peut s’exprimer pleinement sans crainte de voir ses propos masqués par le premier élément perturbateur venu. C’est ensuite au montage que je recompose la bande-son, fidèle à l’instant mais exempte de parasite qui viendrait gâcher la séquence. Une composition sonore doublée d’un travail musical au service des images pour assurer une expérience riche et qualitative aux spectateurs. Plus qu’un agencement d’images, le montage vidéo demande donc également des compétences en terme de sound design.

 

 

 



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